Of Montreal – Miss Blonde, Your Papa Is Failing (MP3)
Sweet friend, was I born to give you a name
And then be erased
All because I couldn't keep it together
Couldn't keep it together?
Nous sur MBE, on a tant voulu laisser passer, à propos de nous, cet air de paresseux insomniaques, juste par peur qu'on fait trop de bruits, plus qu'il en faut pour être l'option musicale de cette niche en voie d'extinction, puis, sur cette même voie, on a finis par avoir l'air plutôt blasé. L'air, c'est tout, mais par contre et différemment a ce que les lecteurs non classés pensent, on a toujours souffert de se trop plein d'énergie, même après ces longues années de labour, même si on a fini par se mettre à l'évidence : une terre sans ciel n'existe pas.. Comme on a renoncé a sa recherche, fallait bien dépenser ce surplus de vitalité après qu'on a échoué quelque part, fallait bien gagner du temps, l'acheter avec des mensonges pour vous l'offrir et ne pas avoir le sentiment de l'avoir gâchis encore une fois a le vivre à contre sens de notre propre nature, puis parce qu'on croit toujours au journalisme public, a l'anarchie des mots sans âme, pour le défi d'être encore là.. Pour tout ça et pour nous-même, pour protéger vos yeux du soleil on a créé cet audioblog sombre, on a voulu inoculer les rayons de soleil qu'on a risqué, tant bien que mal d'enregistrer pour vous, pour que vous puissiez les écoutés à volonté le soir dans votre chambre, sur votre lit, là où le soleil se fait percevoir par les oreilles quand tous les autres sens en ont besoin, quand nous on sera encore dehors cherchant l'aquilon entre deux agglomérations, espérant que les rues chanteront avec nous pieds encore quelques années.

Elbow - On A Day Like This (MP3)
Omri Omri. Courage est bien de débuter cette lettre, qui s'ajoute aux autres, avec ces mots. Ceux-là sont tout ce qui me reste, et qui paraissent subsister, comme des ruines, à tout ce qu'il en était de nous. Ainsi ta voix succulente me dessinait chacun de tes mouvements faciaux, ces expressions qui, à chaque heurt et à chaque friction, ont échoués de feindre mes yeux. Et tes joues qui ne pouvaient dessiner autres que des sourires pendant que je virevoltais. Des mots enrobés de rigueur mais frais, pourtant, ce n'est que le soir que je redécouvrais ces coquillages dans ce plat panaché de clovisses et de moules avec leur nacré et le rose de tes deux amandes mûres comme un sucre d'orge, parfois blettes comme du miel dans des alvéoles scellés par de jeunes abeilles.
Des mots que j'ai tant désiré prendre avant qu'ils ne sortent et s'abandonnent en chevauchant cet air qui sépare ton gosier d'ancienne actrice de classiques français et mes oreilles qu'était mon tout quand mon regard ne pouvait n'être que détourné. Mais? qui a dit que les oreilles n'avaient pas d'yeux ? En tout cas, les miennes voyaient les choses aussi bien qu'elles percevaient la triste nouvelle tournure exposée dans ton parfait dédain. Omri. Je dégoise ce mot au présent inconditionnel n'est-ce pas ? je suis toujours au présent ? je le dis et cela me semble impétueusement désagrégé, il faut que tout et à la fois soit au présent :
Comme ce glorieux gâteau au chocolat qui a connu son illustre dans ta main droite, de l'assiette à ma bouche, me forçant presque de le mangeotter, sous tes yeux attentionnés et bienveillants. J'avalais les bouchées de ce Magic Pie tout en ayant le nez juste au-dessus de ta légère chevelure blonde. J'inhalais, j'inhalais et j'inhalais ton effluve, ton exhalaison, ce secret Divin, ce phénomène de la chimie humaine qui fait l'adorable ricochet de ton parfum, méticuleusement choisi, sur la sueur rose de ta peau de charmante bambine qui croit épuiser la vie en étant bourrelée par son génie mais qui fut, ce jour-là, ma nourrice.
Et ce Sacrifice dont j'ai toujours du mal à en parler aux amis quand ils appellent pour savoir quand est-ce que je serais de nouveau parmi eux. Je ne trouve toujours rien à dire, je les ai trahis, je me suis trahi, j'ai changé les nageoires de poisson avec ses yeux qui me donnaient les illusions de la vie et les ailes d'oiseaux avec ses sourires qui me donnaient des rêveries chimères.
Cette post-configuration ne justifie guère ces mots. Mon présent est bien derrière moi, et ne jure pas trop d'être ensemble..
Bien après, que s'est-il donc passé, ma belladone ?
On nous a déplacés de notre passé mutuel, poussés à fond et brusquement, vers l'avant, vers notre futur individuel, distinct, en ce samedi soir. À l'heure qu'il est, j'aurai une meilleure idée de ce que pouvait être de notre présent, je le vois là-bas pétiller, réfléchissant ces coquillages, ces amandes roses, comme un pot d'or profilant un arc-en-c?ur entre ce beau alentours humain et cette légère lueur accompagnant cette musique sépulcrale et profonde et les noirauds de chocolat.
Le dimanche matin, tout était étrangement surprenant autour de moi. Ce monde qui n'était plus le nôtre, où, les gens continuent de se précipiter, potasser, travailler, pourtant en moi y a cette amertume, je ne reconnais plus rien, ni personne, tout à l'air d'avancer dans le mauvais sens, le café n'a plus l'âme et mes cancerettes sont de plus en plus douloureuses.
Ces gens, autour de moi, me provoquent, m'intimident. Leurs rires plutôt vicieux, leurs sourires calculés, je veux les attrapés, un par un d'une main de fer de leurs cols, et leur crier « ne savez vous donc pas ce qui s'est passé ? » ils me semblent prient à leurs habitudes, la révolution n'est qu'en moi.
Someone tell me how I feel
It's silly wrong but vivid right
Oh, kiss me like the final meal
Yeah, kiss me like we die tonight
The Future Sound Of
Quand je dis Intelligent Danse Music ( IDM ), je ne sais pas à quoi vous pensez en lisant cette enseigne ( persuadé même que c’est une bonne ) mais en tout cas sachez que c’est peut-être le genre musical le plus difficile à cerner au monde, le plus compliqué, le plus avancé, pour moi la plus profonde. C’est une musique qui a rapport avec l’intelligence artificielle, donne un hochement de tête, de toute évidence, mais qui est destinée beaucoup plus pour votre salon, pour votre chambre où se trouve votre lecteur personnel plutôt qu’a votre club, elle est conçue pour vos écoutes attentives, à la danse mentale, cérébrale, pour des voyages de longue durée, pour des nuits calmes et somnolentes a l’aube.
Parce que je suis profondément touché par cette musique, j’ai décidé ce soir de faire une compile très personnelle où chaque titre pouvait véhiculer une petite histoire, une petite pensée que normalement je devais rédiger mais à défaut, je laisse parler la musique tant qui est faite pour. Oui, Belladone, vous aurez de la musique, de toutes les enseignes que j'ai l’intention de commander cent bouteilles de jus d’orange pour trinquer la mélodie de notre sépulture.
Compo-post with explicit MP3s :
1. Boards Of Canada - An Eagle In Your Mind (MP3)
2. The Future Sound of
3. Tycho - Past Is Prologue (MP3)
4. Autechre - Paralel Suns (MP3)
5. B12 - Soundtrack Of Space (MP3)
6. Venetian Snares - Pink + Green (MP3)
7. Squarepusher - Orient
8. Plaid - Ladyburst (MP3)
9. Boards Of Canada - Dawn Chorus (MP3)
10. Global Communication - 9 39 (MP3)
11. Telefon Tel Aviv - My Week Beats Your Year (MP3)
12. Aphex Twin - Jynweythek (MP3)

13th Floor Elevators - You're Gonna Miss Me (MP3)
You're gonna wake up one morning as the sun greets the dawn, you’re gonna look around in your mind, girl, you're gonna find that I'm gone.
Hight Fidelity débordant de références à tous les types de musiques ( sauf le classique et le hip-hop ), dépeint un portrait fidèle du "pop addict", cet être tellement passionné que sa culture musicale envahit toute son existence, dicte sa vision du monde et ses comportements amoureux : quand le héros, Rob, déclare sa flamme, c'est en enregistrant une compilation des titres les plus propres à séduire celle qui lui plaît. Quand il est plaqué pour le nième fois, il saisit l'occasion de se remémorer le Top 5 de ses ruptures les plus douloureuses.
Ce film est hautement acclamé ici sur MBE, cet audioblog béotien et inculte comme son tenancier, ce gars survolté et parfois lunaire qui éprouve un grand besoin de maîtriser une culture musicale encyclopédique pour goûter à la vie mais qui n’a nullement besoin ni le temps d'ailleurs, d’interpréter la vie des autres. High Fidelity est au départ un livre de l'anglais Nick Hornby, et une sorte d’appoint romanesque au dictionnaire du Rock de Michka Assayas sur le plan des références une version allégée du Roman qui contient déjà 65 titres tout de même dans sa B.O!

Polyphene – Li Fat Mat (MP3)
Polyphene – Nouit El Kheir (MP3)
Dans quelques jours Man Behind Electronica se transformera en photoblog pour quinquagénaires nostalgiques et en mal de vivre a Alger sans les potes d’autre fois, sans les cafés maures: Le fameux Tlemsani et l’autre Malakoff, sans ses bains maures, ses 22 salles de cinéma, les jeudis et leurs fêtes de mariages orchestrées Chaâbi, où Ezzahi errait ses guinches et cette radio toujours branchée sur feu Alger chaîne 3 pour écouter « à cœur ouvert » de Leila Boutaleb ou Contact de Aziz Smati, ou encore bien a la télé pour suivre « Les dossiers de l’écran » de Armand Janaud et Henri de Turenne ou « Au Théâtre Ce Soir » de .. Ou la grande émission « Telecinéclub » du grand Sid Ahmed Bejaoui ou à la cinémathèque où il animait les cycles du cinéma, là on passait des films suivis séances débats en présence des réalisateurs comme le très grand Elia Kazan, Pedro Rocha, Miguel Littin, Sacha de Guitry, François Truffaut, Jean-Luc Godard, Roman Polanski, Andrew Wajda..
Ou bien au Casif de Sidi Fredj où en pouvait trouver Gérard Lenorman, Charles Aznavour, Georges Moustaki, Joan Baez, Dalida, Linda de Suza, Melina Mercouri..
Avec des titres plus gentils qu’avant, on écrira des postes plus enroués, plus forts et mouvants, on jouera avec vos sentiments collectifs, on mettra entre vos mains des disparus des bacs Algérois où les bonnes influences, humectés avec de lointains souvenirs font de la bonne musique, reste de sortir les vieux costumes de nos grands parents et de parader en laissant la musique faire le reste, comme un vers qui creuse nos cerveaux consternés pour en sortir quelques beaux souvenirs. Spleenétiques, ce soir on veut être les eupeptiques perdus en quête de prunes, de pamphlets, de diatribes fades pour ouvrir nos esprits a de nouveaux plaisirs.
À délecter lorsque les sillons de votre souvenance ouvrent la porte de la perception.




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