Nass El Ghiwane - Ya Chafi, Ya Afi (MP3)
Nass El Ghiwane - El Mekkaoui (MP3)
Nass El Ghiwane - Hamdouchia (MP3)
Nass El Ghiwane - El Gasba (MP3)
Votre bibliothèque musicale c'est un peu votre album photo de voyage, à chaque fois que vous prenez un disque c'est un torrent de réminiscences qui vous mente à la tête, des clichés qui passent en slideshow à l'arrière plan de votre conscience imageante, des poses qui font marche arrière, des visages désappris qui s'exhument de votre mémoire stigmatisant chaque moment d'une impardonnable glose comme un soleil perdu qui couche ses rayons sur un fleuve oublié. Votre bibliothèque musicale c'est votre autobiographie rangée et poussiéreuse, c'est votre journal intime accordé d'un million d'interprétations spiritualistes, c'est vos commentaires imputés, vos consternations noires, vos euphories rouges, c'est votre vie snobée, votre temps perdu, votre lieu ermite et lanciné.
Au fur et à mesure que votre collection se bouffit, vous vous dégonflez, comme nous d'ailleurs quand on est arrivé un jour à jouir du luxe prêté par l'abus de la transe sur nous, puis jurer qu'elle est un état d'esprit de souche maghrébine, nord-africaine puis on est allé calligraphier sur les murs des deux côtés du fameux Chemin Cheikh Bachir El Ibrahimi : " James Brown est un Soudanais ! " et qu'il ne faisait que subir la transe du Gnawi et s'en extasier jusqu'à avoir l'opinion funky, jusqu'à avoir un punch sève pour pouvoir danser comme un neutron libre, comme si qu'il a été piqué par une mouche qui a bue de l'eau travaillée par un marabout mauritanien.
C'est psychoïde tout l'effet que la musique Ghiwanie avait et peut avoir sur un être humain. Le registre musical de Nass El Ghiwane symbolise en lui seul toute une partie de l'histoire du Maroc, leurs chansons sont de vraies échappatoires des fouets de la pauvreté, de l'absence des libertés, des subis individuels et de la perdition collective. Leurs textes sont insoumis, sévères pour le système astreignant, souvent tirés de la poésie, de la religion, des proverbes et dictons populaires, ont acquis une immortalité artistique de par leur éventualité contextuelle et la puissance de leurs interprétations musicales enrichie par des influences tirées principalement du Gnawi, du berbère et du chant Aissawa ce qui donne une multitude d'instruments appliqués avec grande maîtrise. L'éventualité contextuelle se manifeste dans l'adhésion des différentes composantes de la société avec toutes leurs divergences culturelles, idéologiques et intellectuelles. La puissance de l'interprétation est toute cette harmonie d'un orchestre qui joue à perfection une musique qui suscite l'imagination et donne la transe à son auditeur jusqu'à devenir un orchestre de rêve, extraordinaire et là c'est Martin Scorses qu'on entend les présenter comme les Rolling Stones de l'Afrique.
Thievery Corporation – Lebanese Blonde (MP3)
Thievery Corporation – Treasures (MP3)
Thievery Corporation – Le Monde (MP3)
Et la musique domine lentement mais avec insistance, des bribes de mélodies vous noient dans un rythme stimulant la détente. La jeune foule et brillante et pleine de vie, souriant et tissant autour de l'autre un rire frais, des gestes en retour avec basculement facile,. Bienvenue sur le Mirror Conspiracy, votre ballet dansant dans une autre pièce, un grand état d'esprit, un endroit où les soins n'existent pas et le plaisir est abondante. L'océan de rythmes et des sons à travers des laves rivés de votre esprit, hypnotisant doucement de loin les abruptes des réalités qui semblent peu nombreuses et laissées mille ans derrière vous. Trop beau pour être vrai ? Pas dans ce cas.
Tout comme Boards of Canada, Future Sound of London et Autechre ou même Massive Attack, la discographie de Thievery Corporation devait apparaître ici et en totalité. Comme on le sait très bien, la communauté Electronica ne laisse pas de place pour les nuls sachant qu'il est très facile de faire des guech guech avec un super matos. Les deux gars venus tout droit de Washington DC font preuve d’un grand stylisme downtempo, c’est vrai qu’ils n’ont pas réinventé cette musique mais ne sont-ils pas comptés parmi les rares apostrophés d’un trip-hop en voie de disparition ?
Trop déprimée pour m'en tirer
Trop bien pour rien piger
J'ai déja connu cet état
Ailleurs plein d'autrefois
J'entends le soleil
Les nuages par les volets
Un million de pensées
Envahit mon esprit
(Lebanese Blonde)

The New Pornographers - My Rights Versus Yours (MP3)
The New Pornographers - Myriad Harbour (MP3)
The New Pornographers - Entering White Cecilia (MP3)
En 1969, Chris Hodenfield, journaliste au Rolling Stone écrit : En 1957, il a été conclu qu’il existe une relation de cause à effet entre le rock ‘n’ roll et la délinquance.. Mais c’est bien plus tard que Jimmy Swaggart qui pense avoir trouvé la bonne définition au rock ‘n’ roll en l’appelant: The New Pornography. Contrairement à ce qu’on pourrait attendre d’une telle bannière, rien ne m’appel à mettre un code parental sur ce poste, les mille pêchés de la musique sont connus depuis toujours, mais un pareil titre pourrait tous juste nous rappeler les déboires du pelvis avec les aïeules de Swaggart.
Challengers. Aussi simple que claire comme titre d’album recouvert d’une aversive pochette, ce qui ne peut être le cas d’ailleurs de la power-pop du supergroupe, pas du tout simpliste. Le ramassis quasi-canadien conduit par l’excellent A.C. Newman, composent des chansons euphoriques utilisant un grand nombre d’instruments ( accordéon, guitares, violoncelle, contrebasse, percussions, cuivres.. ) Fournissant à leurs chansons une instrumentation digne d’un orchestre pop déjà responsable de trois beaux travaux, ( Mass Romantic 2000, Electric Version 2003 et Twin Cinema 2005 ). Les trois interprètes du groupe : Newman, Case et Bejar, dans une diversité vocale cohérente renforçant cette impression qu'on a depuis le permière écoute, ce quatrième album est plus léger que ces précédents, c'est-à-dire que les compositions ne sont guère provocantes même si parfois en attend un peu plus de force, vainement, une sensation que personnellement je retrouve sur les quelques chansons qu’interprète la rouquine Neko Case qui, malgré son talent indiscutable, est loin d’être touchante comme le cas d’Amy Milian du côté de leur compatriote Stars.. Peut-être par précaution de ne pas être trop mielleux et confirmer leur registre avec cette pop électrisante, compliquée et très mélodique. Très loin d’être dansante ni trashante mais juste à écouter, apprécier sans se laisser feinter par le nom du groupe même si peut être le grand pêché de cet album reste le fait d’être trop accrocheur.
The Postal Service - The District Sleeps Alone Tonight (MP3)
The Postal Service - Such
The Postal Service - We Will Become Silhouettes (MP3)
En écoutant cet album, l’on penserait à une bande de paresseux comme des lézards, qui ne quittent leurs lits que pour ce qu’ils aiment : nager en plein mois de décembre ou sauter sur leurs consoles Nintendo. Partout sur cet album, on croiserait des notations rappelant des jeux vidéo à
The Postal Service est un prolongement amical, après la collaboration entre Ben Gibbard des Death Cab for Cutie et Jimmy Tamborello de DNtel sur l’une des chansons de l’album Life Is Full of Possibilities, cette collaboration avait poursuivi son court, les deux artistes s’échangent leurs demos par le moyen de la poste d’où le nom du projet est inspiré.
Le succès de Give Up ( Disque d'Or ) est toujours autour, l’on ne pourra s’en passer de ce disque qui n’a pas encore connu de successeur pourtant annoncé pour le début de l’année en court, on a que trop attendu mais avant nous assez commenté ce travail qui a tout l’air d’être scrupuleusement préparé par deux gars bien informé, déterminé a faire un travail qui sort un peu de l’ordinaire d’une pop qui ne faisait que sombré dans la similitude et la stagnation dans l’instrumentation. La conversion du matériel traditionnel par un autre électronique était un choix décisif, peut être un peu trop habituel pour Tambrello qui a beaucoup travailler les sons et les samples guitares surtout qui ont donné cet aspect général de l’opus trop New Wave qui reste difficile a classé, tantôt c'est assez pop cosmique et atmosphérique rappelant les compositions de AIR [1], tantôt douceâtre, sirupeux et synthétique comme certain travaux des Pet Shop Boys calqué sur la manière dont Aphew Twin enchaines les sons. Et puis, si on ajoute le chant doux et naïf de Ben Gibbard assisté par la voix de la jolie Jenny Lewis leader du groupe Rilo Kely.
Vous allez écouter ça peut être une ou deux fois, avec ou sans attention mais vous finirais sûrement par aimer, voir adorer comme a mon cas, vous n’arriverais plus a vous en passer puis vous vous dirais que vous êtes entrain d’écouter l’un des plus intelligent disque pop, je veux dire un excellent electro-pop.
MC5 - Ramblin' Rose (MP3)
MC5 - Kick Out The Jams (MP3)
MC5 -
Pendant les années 60, sous l’influence de John Sinclair, la plupart des musiciens de Detroit étaient fascinés par le Jazz, et notamment le free-jazz cosmique de John Coltrane, Sun Ra ou Pharoah Sanders, ce dernier pratiquant une musique très influencée par l’Afrique, un sens de l’improvisation mêlé à une appréhension très percussive de la musique, venant donc directement du Jazz, mais aussi du Funk naissant de James Brown, qui avouait alors « commencer à entendre tous les instruments comme des tambours… »
Et beaucoup de groupes ont changé, dont on noterait que le légendaire MC5 était en pole-Position. En 1996 Iggy Pop se souvenait de leur métamorphose : « Quand j’allais voir le MC5 à ses débuts, c’était un groupe de reprises Rythme & Blues et British beat. Ils étaient durs, de vrais poseurs, avec un son vicieux… et deux ans plus tard, après avoir sucé un paquet d’acides, écouté du jazz et emménagé à Downtown Detroit, soudain, c’était cosmique. Les chansons étaient deux fois plus rapides, les solos blues dégagés ou légèrement décalés pour sonner supersonique. Et moi, j’écoutais ça, et j’étais terrassé. C’était ce qu’il fallait faire, simple et puissant.. »
Le MC5, Motor City Five, le plus féroce des groupes de Rock ’n’ Roll ayant jamais vu le jour. Au nom sonnant comme un numéro de série sorti d’une usine de Detroit. Quatre terreurs machistes et anti-hippies et un chanteur myope avec une coupe afro, un guitariste qui décolle a la vitesse du son, il s’appelle Fred Smith, plus tard guitariste légendaire connu sous le sobriquet de Fred « Sonic » Smith. Ensemble, ils méprisent le rock « acide » de la côte Ouest et vénèrent le free-jazz et le Rock ‘n’ Roll des années 1950. Pour eux, tous les autres groupes sont des… leurs concerts au Grande Ballroom de Detroit attirent régulièrement une foule de désaxés à l’esprit vrillé tombant comme des mouches durant les attaques guitaristiques sans pitié de Fred « Sonic » Smith et Wayne Kramer, s’envolant régulièrement dans des improvisations free d’une violence inouïe. Le MC5 en a après la police, après
Kick Out The Jams sonne encore étonnamment puissant après près de 30 ans. Enregistré live au Grande Ballroom de Detroit en 1968. Cette implacable et agressive suite offre la frénésie de politisation de Garage-Punks soufflées à travers des batteries géantes : Une guerre-éclair de roches dures enflammé par le duel de guitares de Wayne Kramer et Fred Sonic Smith et du chant étranglé de Rob Tyner. Comme des Stooges avec un trop plein d’idéaux antisyndicaux, les Cinq ont transformé Motor City en une Mecque d’excès de son et de détonation et ont détruit les rêves des hippies « hébétés » de l’Amérique. Dès le martèlement de la chanson titre de huit minutes et demie évoquant bizarrement Starship de Sun Ra, Kick Out The Jams vous déchirera la tête en petits lambeaux, un disque décoiffant, mais reste l’un des meilleurs live de tout les temps, a écouter sans drogue bien sûr, car même cette dernière a donné une affluence sans précèdent au Five, mais reste qu’elle a contribuer au gâchis de leurs talents, la brièveté de leur carrière marquées par les emprisonnements et les décès successifs.




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