Arcade Fire – My Body is a Cage (MP3)
That keeps me from dancing with the one I love but my mind holds the key
Donc, je devais être utile. Je devais porter au lecteur sur mon épaule du pain et du lait. Je devais charger chaque point et virgule de mon texte d'une pesée de calories pour allonger son poids. Je devais faire en sorte que mes écrits soient semblables à des services de mutualités qui fournissent aux gens des ratios alimentaires, du carburant, médicaments et couvertures, ne s'occuper que de son estomac, de son système digestif.
Je devais donc m'accoutrer, en ornant mon corps avec une robe de religieux et prédicateurs, que je prétends un prêche sous lequel la tribune se reconnaîtra, un prêche que je débuterais d'une bonne demi-douzaine de proverbes connus et moins connus qui portent au lecteur l'humidité des tombes, que je clôturerais avec des slogans et enseignes qui m'ont tué chaque matin. Des slogans imposés à nos petits bulbes comme en impose un couvre-feu… comme les lois monarchiques ne prévoient jamais d'objection ni réserves. Qui ne se souvient pas de cette baliverne repue de lâcheté : Tandis que l'état existe, pas de liberté ; quand régnera la liberté, il n'y aura plus d'Etat.
Si c'est l'utilité qu'on attend de moi, je serais vraiment navré de ne pas pouvoir être utile. Tout ce que je peux vous apporter est un flacon de parfum, des rendez-vous de beauté… une petite volée d'étoiles que j'ai amassés pour vous du bas-fond creux de ma dulcinée,. Je ne suis que ce garçon porteur de parfum, jus de sa sueur fine rose en un jour d'été quand son col lactescent frictionne la face du soleil qui ne tarde à s'incliner comme un astre mort quand elle sourie avec fatuité, de mille baisers langoureux, les yeux mi-clos et bouche entr'ouverte : Cet orifice dormant comme une guigne rouge et blette ne se nourrissant que d'air libre et du chant des oiseaux du voisinage.
Sur mes deux mains, je vous amènerais l'élixir de sa bouche en cerise que j'ai distillé le jour où sa commissure de la pureté et de la bonté s'est timbrée subtilement sur ma joue pendante. Au reflet de mes yeux, je vous dessinerais l'arc-en-ciel que forment des gouttes de pluie en une nuit africaine qui s'épanouissent au pourtour de son iris fuligineux.
Ma langue est morte, mais toujours des formes qui remplissent ma tête : Arcade Fire – My Body is a Cage








juste de passage pour te faire un petit bonjour et te souhaiter une trés bonne année 2008, un peu en retard j'avoue :-( pardon
bisous et à bientôt j'espère!