
Hillcrest Road – It’s Been You (MP3)
Hillcrest Road – Marvelous (MP3)
Hillcrest Road – Postcards (Lost in the Mail) (MP3)
Depuis que j'ai reçu le message de Tom Giles. Une semaine que j'écoute tout ça je crois que j'ai fini par avoir la mauvaise conscience d'avoir statué négativement ce nouveau groupe avant même de l'écouter. Quand j'ai été sur leur site web officiel, je les ai discernés très jeunes, mais finalement j'ai fini, grâce à des écoutes rassises et enfumées comme toujours, par me mettre sur le bord du truisme qui flotte entre une esgourde fureteuse et l'autre affamée de hype fraîche.
Les différentes pistes de Life After Liftoff font preuve de maturité instrumentale, boursouflés, de pied en cap, par les riffs funky blues de Jake Brenwall, des catchy pop en ébauche, des beats hip hop et la voix sympathique de Scott Dangerfield, le tout est confectionné par Mike Hagler, un ingénieur subterrien qui à déjà travailler avec Ok Go, Wilco et The New Pornographers procurant à l'album un son globalisant, une sorte d’assortissement cohérent retentissant entre pop et rock ce qui a permis au groupe de se prévaloir sur ce premier labeur et s'étonner quant à sa capacité à mater les déveines qui, habituellement, range de l'intérieur beaucoup de groupes naissants avant de les jeter a l'eau froide.
Hillcrest Road fait exactement dans le genre de musique qu'on aime écouter à la radio une soirée à ne rien faire. Entre un riff en l'air et une véloce percussion y a ce You always ask what I am about qui te fait penser à tout sauf aux choses qui ont changées en toi avant qu'une telle question ait lieu, ça peut être une chanson qui avoue l'incapacité du stylo, les mots qui s'évaporent sur les pages jaunissantes au fur et à mesure que le temps passe diligemment et sa n'empêche que tu trouves merveilleux le fait que tu t'aies encore réveillé ici ce matin en secouant tes rêves, tu t'émerveilles dans la fausseté de la conformité et l'irréalité de tes songes que tu fabriques et auxquels tu donnes un sens pour pouvoir les dire, les dessinés comme une voie hors d'atteinte parce que tu as fini par comprendre que les choses ne sont pas ce qu'elles semblent être, que la vie n'est pas ce qui est montré à l'extérieur mais plutôt clapies occultement dans l'inconnu, tu trébuches sur ton chemin comme une carte postale du nouvel an qui n'atteint jamais sa destination.







