Stereophonics – It Means Nothing (MP3)
Stereophonics – Stone (MP3)
Stereophonics – Drowning (MP3)
Ces Britanniques ! s’il y a une chose qu’ils sachent faire le mieux, c’est sûrement produire des hymnes à remplir les stades, le plus dur pour eux c’est de rester là pour encore quelques années à glaner tous les épis des 90’s, décennie par excellence du brit-pop. Contrairement à beaucoup d’autres groupes, Stereophonics sont toujours ensemble, ils sont là après tout et malgré tout.. et rien n’a vraiment changé pour eux si ce n’est le recrutement d’un nouveau membre qui fait beaucoup d’instruments pour être limité a " batteur ", sinon c’est la routine, la même cadence pour les trois Galois, un album chaque deux ans, une règle a ne pas offenser même si depuis deux ans ils n’ont quasiment rien fait après cette descente en enfers engendrée par Language. Sex. Violence. Other? Leur cinquième album et le plus controversé. Connaissant assez bien leur discographie à temps et depuis Words Gets Around le très bel album qui les a propulsés au-devant de la scène mondiale et britannique surtout, c’était il y a dix ans où on avait assisté a la révélation des deux atouts caractérisant la musique des Phonics, c’est-à-dire la voix persifleuse de Kelly Jones et les riffs captivants.
Pull The Pin débute avec une chanson attitude, Soldiers Make Good Targets, le choix du titre n’est pas fortuit quand on pense qu’Oasis en a fait autant sur Morning Glory, et faut-il le souligné, le caractère de Kelly Jones n’a rien à envier à celui de Liam Gallagher. C’est simple, sur cette entrée d’album puissante et furieuse, avec un air étrange a ce group, mais heureusement qu'il ne dure que 4 :37, c'est-à-dire le temps qu’il faut pour comprendre la seule chose, le message est clair « On est toujours là malgré tout.. l’aventure continue.. » Ça continue avec les paroles toujours aussi chimériques et Dylan-esques sur Pass The Buck et les deux single, It Means Nothing et Bank Holiday Monday joués avec un grand dynamisme et motivation de leur bien être pour ensuite soulager des compositions envoûtantes et lentes sur Stone et Drowning qui nous rappellent déjà les premiers albums du groupe, enchanteurs et obscurément délectables. Profondément hypocondriaques, ils se guérissent de cet effroyable passage qu’a duré deux ans sur Friends puis monomaniaques avec une idée fixe et obsessionnelle sur le titre fou I Could Lose Ya.
Peut-être que Pull The Pin reste un peu difficile d’accès, contrairement à ses précédent vu sa complexité, sa profondeur et surtout la richesse de ses compositions, il sera très vite capté après quelques écoutes attentionnées, on finira par apprécier avec les oreilles puis avec quelques mots de plus comme ici. Le groupe british le plus boudé semble avoir donné une bonne réponse à qui l’ont donnés pour terne, les soldats Galois ont bien visé cette fois.. Je tire la goupille puis j’appuie sur Rewind.. et que ça saigne !







