Mardi 28 Août 2007

The Stooges – 1969 (mp3)

The Stooges – No Fun (mp3)

Detroit, Michigan, Pendant les années 1960. C’est la ville industrielle américaine. Detroit, ville de l’automobile, « Motor Town » ou « Motor City ». Detroit, ses ghettos noirs et interminables banlieues. Detroit, surtout centre de la musique noire la plus fascinante du moment. Ville de jazz encore légendaires et des gloires du hard bop et du blues dur des ghettos, dont celui de John Lee Hooker, et cité soul battant au pouls de Tamla Motown écurie de des Supremes, Temptations, Four Tops, Miracles et autres Martha & the Vandellas..le fameux beat urbain Four On The Floor implacablement dansant et dangereusement tonique sonne encore, fort.

Dans l’un des banlieues de Detroit, trois racailles version white trash sixties s’ennuient ferme. Les frères Ron et Scott Asheton passent leurs temps à collectionner tout ce qui touche au régime nazi. Le troisième, Dave Alexander, qui a habitude de s’enfiler quelques canettes de bière avant d’aller au lycée. Les trois ploucs décident de se rendre en Angleterre avec l’argent empoché en vendant la moto de Dave, là où ils découvrent l’effervescence hallucinante du Swingin’ London, encore se veulent chanceux en allant voir sur scène The Who, un  déluge de Feedback, ce véritable assaut sonore et titanesque où Pete Townshend, comme a l’accoutumée, fracasse sa Rickenbacker pendant  que le reste des membres du groupe mettent en pièces l’équipement. Devant cette expérience, les bras de Dave et Ron tombent.. Pour se rattraper, de retour ils font le plein de Beatles boots, d’albums des Stones, des Kinks et d’Hendrix.

Iggy, déjà batteur reconnu après ses participations avec les Iguanas et les Prime Movers. À 19 ans, voulant apprendre plus sur le blues, il est engagé pour faire une poignée de gigs, accompagnant des blacks quinquagénaires souvent ivres morts pratiquant un blues parfaitement maîtrisé. Après avoir fumé son premier joint se décide de jouer son propre blues. Il appelle les frères Asheton : « On monte un groupe ? »

Avec l’aide de leur groupe grand frère MC5, les Stooges se produisent en concert ici et là, souvent devant un public qu’ils détestent le plus, ses étudiants ! fin 68 ils décrochent un contrat chez Elektra, label qui a déjà signé The Doors de Jim Morisson, Love, et d’autre artistes folk dont Tim Buckley.

Les Stooges vivent ensemble dans leur maison qu’ils ont nommé Fun House et préparent leur premier Album pour qui Elektra a confié le mixage à l’ex Velvet Underground, John Cale, l’homme responsable des sons et productions les plus sales et dépravées du groupe de Lou Reed.

Août 1996, The Stooges est dans les bacs. C’est une violente déflagration organisée autour de huit secousses mémorables. Sur un tapis d’éclair wah wah  et des riffs joués avec une précision chirurgicale par un certain Ron Asheton, Iggy Miaule des bad vibes.. « No Fan », « I Wanna Be Your Dog », «  No Right », « We Will Fall ».. des texts très négatifs, l’ambiance trés violente n’a pas de precedent sauf les moment les plus sombre du Velvet Underground,, ce son est surtout produit par Ron qui, inteligement, fait décoller ses notes en une grande économie et les emmènent vers des sommet de brutalité du son qu’il a l’air de bien sculpter en un niveau jamais aborder.

Les quatre ploucs tirent grand profit de leurs écoutes, celles d Them, Yardbirds, Kinks, ils aiment aussi Hendrix, leur groupe grand frere MC5, mais aussi et essentiellement The Velvet Underground avec le grand titre «  We Will Fall », The Doors sur « Ann », «  Little Doll ».. Toutes ces inspirations donnent a ce premier album la supériorité dans le genre, ce garage tardif.. John Cale enferme cet album dans une camisole de force, le résultat est très violent et fondamentalement sale et… dépravé.. Sur « 1969 » Iggy l’iguane lance : It’s 1969, baby.. Une autre année avec rien a foutre… devant cette grande réussite les Stooges sont persuadés que le monde leur appartient, mais plus que cela, une star est née, le premier Punk est apparu, qui pendant des années plus tard, arbore un tee-shirt avec un message définitif :   j’ai torché les sixties ...

publié par Dead Skin dans: MBE Essential Discs
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Commentaires

salut
je veux savoir comment tu a fais pour changer le style de votre blog
merci.
Commentaire n° 1 posté par: zaki(site web) le 28/08/2007 - 20:15:44
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