The Beta Band - Dry The Rain (MP3)
The Beta Band - Dogs Got A Bone (MP3)
The Beta Band - Dr. Baker (MP3)
Comme beaucoup de gens, j’ai découvert The Beta Band en 2001 sur le film de Stephen Frears , High Fidelity qui reste bel et bien illustré avec Dry The Rain, néanmoins The Three EP’s n’est que la compile sortie par l’éditeur du groupe écossais pour modérer les prix excessifs auxquels étaient vendus leurs trois premiers EPs. Mais quoi dire en écoutant tous ça à la fois comme un album ? et bien oui, pour une première écoute, on imaginerait que ce groupe [un clan psyché de barbus vêtus de jupes écossaises allongés autour d’un feu…peut être ?] a passé un bon moment isolé du reste du monde, alternant les journées et les nuits avec une consommation massive, tantôt de joins éléphantesques et tantôt de doses bien concentrées de LSD tout en regardant ( en boucle ) Orange Mécanique de Stanley Cubrick et Pulp Fiction, Reservoir Dogs de Quentin Tarentino mais avant je dirais bien qu’ils ont fait le plein avec la totalité des Pink Floyd et incontestablement de beaucoup de Folk, Trip-Hop et de psalmodies grégoriennes, voilà autant d’influences ( commodément décelables ) qui font de ce travail assez complet, diversifié et très original, mais.. Qui oserait faire pareille musique si ce n’est pas les fakirs de l’électronique comme Dj Shadow, Migel Migs ou même Aphex Twin ? toutefois cette tendance a fini plus tard par avoir écho de leurs rythmes comme pour Thom York d’ailleurs.
Incroyablement fantaisiste, cette douzaine d’aubades pourraient faire perdre l’esprit au plus fureteur de la scène Indie. Avec une structure carrément abandonnée au niveau de son en pathy pathy tenant une longueur de plus de six minutes pour toutes les chansons –Sûrement la cause qui aurait empêché la plupart des titres de se positionner dans le top des classements- où quelque unes sont atmosphériques et dégringolants et d’autres sont ascendantes jusqu’au zénith de l’exaltation psychédélique en larguant un tout sonore extrêmement riche en chœurs et instruments comme un bal dans une cuisine : Cuivre, percussion maniaque et battement sonnant comme un tambour, chants vocaux variés et complexes, la basse en lignes funky, de beaux riffs simples d’une guitare électriques menant, a bien, la plaisante folky guitare.
Reste à dire que c’est difficile pour moi de sélectionner des titres à proposer, chaque piste et meilleure que les autres, vu la richesse et la diversité. The Beta Band ne se répétant pas apparemment, sinon si Dry The Rain est communément élu comme la chanson la plus attirante, reste que j’ai beaucoup adoré le piano tragique accompagné d’un chant de moine de Steve Mason sur Dr Baker, ou le chant d’amour sur deux ficelles achevé par un refrain psychédélique que j’aurais souhaité qu’il ne s’arrête jamais sur She’s The One. Ou les étranges samples de Monolith distribués sur quinze minutes où les amigos tournent autour d’eux-mêmes, ou.. bah !! là, je préfères m’arrêter là sinon je raterais sûrement le bus de demain matin.







