Oum Kalthoum – Daret El Ayam 1 (mp3)
Oum Kalthoum – Daret El Ayam 2 (mp3)
Leyam kif errih fel berrima chantait Cheikh El Afrit en chemin du retour à Alger. Ravi de revivre encore ces soirs de ramadhan, j’ai envie de veiller, encore un tel heure a passé devant ce poste, y auras quelques cigarettes comme d’habitude, mais à l’occasion, l’habituel café est remplacé par un thé parfumé menthe de quoi aider cet estomac a digéré ces repas gras, puis peut être accompagné un autre gâteau oriental, très sucré, souvent orné d’une amande qui ne contre dit jamais ce goût préhistorique d’un thé retrouvé en ce genre de soirée en famille. En ce silence que je n’aime guère, je commençais à me demander, est-ce qu’il y a un air qui manque à cet air. Est-ce que ce dernier peut me transmettre quelques histoires dont je suis loin de les avoir vécu ou même d’être a coté de leurs ruines...

Qu’est ce qui pourrait nous replonger dans les années 50, d’un beau matin au Caire du soleil levant qui donne a cette ville une chaleur à faire jaillir la poussière sur cette nouvelle ville et sur son Nil pour que la population prend une bonne inspiration fraîche mais ancienne. Le soir cette même population est rivée aux postes radio, pour écouter cette femme, cette voix montante qui chante d’une façon influente et sûre, l’amour, le patriotisme et les histoires d’un peuple qui veut en finir avec un passé proche, une voix qui symbolisa un pays tout comme un Abdel Nasser nationaliste et le sphinx.
Je l’aurais imaginé, les pieds joints fixés sur la planche de l’un de ces opéras cairotes, torturant son éternel foulard qu’elle tien de la main droite après avoir expiré un très long souffle de notes qu’elle élève comme cette princesse d’Égypte fit autrefois avec des pierre de taille pour bâtir une pyramide, haute jusqu’au troisième ciel oriental.. arabe.. c’est classique et d’une classe !
Bruce Springsteen - Radio Nowhere (mp3)
I was tryin' to find my way home, but all I heard was a drone - Bouncing off a satellite, Crushin' the last lone American night. This is Radio Nowhere ... is there anybody alive out there?
Quand on ne sait dire les choses, vaut mieux les taire me disaient Jean-Louis, ya quelques années, non mais depuis plus de deux semaines que j'écoute cette chanson, je ne sais plus quoi dire, les martingales sont si difficiles à coudre ici, il s'agit du Boss ! Même si le genre de paroles convenu sur cette chanson reste presque traditionnel pour Springsteen qui a habitude de faire dans l'aliénation et l'amour de la musique après toutes ces années... Et peut-être, ( espérons-le ) faudrait-il qu'il trouve enfin cette radio nulle part sur laquelle pourrait-il juste écouter de la belle musique, et peut-être chantera-t-il. Encore.
La chanson est d'un ton assez fort et rapide, la guitare est trop électrique. À un moment donné, j'ai cru que j'écoutais du Foo Fighters, est-ce possible cette connexité ? et quelle stupeur ! bon.. ça veut dire quoi ? ce que je viens de dire là.. je laisse tomber, Magic, le nouvel album de Bruce Springsteen sortira le 2 octobre prochain, et j'imagine déjà si les dix autres titres étaient aussi précipités, je dis ça, je dis rien.. j'arrive Nick Drake.
You'll need to find it while I'm lookin' for what you've done before: 
Bruce Springsteen - Radio Nowhere
eliotE - Strange Fruit (mp3)
eliotE - Sweet Hereafters (mp3)
eliotE - Once Before (mp3)
eliotE - Tree Kids (mp3)
Avec quatre Mp3, je crois que j'ai vilipendé la (presque)-légalité mentionnée préalablement. Bon, je cours le risque, et en cas où, ce serait le prix à payer, pour quelques minutes, en plus, de bonheur extrême. Sa s’explique.. Je suis charmé et mon cachet commence à être un peu fêlé, et sera bientôt périmé tout à fait, j'écoute et ma tête est la plus proche de la terre pour essayer d'enfermer un peu cette voix si doucereuse, liquoreuse : son eau fraîche, son sucre doux et son arôme pénétrante et agréable d’où je sens mon cœur s'alanguir et se délayer. Envoûtante, c'est à peine perceptible tellement que c'est fort beau, un avant-goût aux âmes sensibles. Une voix qui t'immerge dans une mélancolie douce comme un petit feu d'hiver qui développe plus de lumière que de chaleur. Une lumière des astres qui te réchauffe le palpitant mais ne t'échauffe pas, comme une abeille qui prend tes sens pour des fleurs, sur lesquelles se pose et fait son miel avec deux goûts : cette douceur et cette mélancolie.
Une mélancolie ancienne, de Billie Holiday sur Strange Fruit, qu'on pensait vaine, EliotE, revisite avec sa voix ces fruits noirs lynchés, qu'on imagine, tristement suspendus sur des arbres Sud-américains. Cette Parisienne a la voix d'or, à l'air d'être mélomane avant tout. Elle appuie très fort sa voix sous l'effet de ses influences fortes. Ce Sweet Surrender et I Know We Could Be So Happy des Buckley ( père et fils ) avec toute la force de l'émotion qu'ils représentent, c'est claire qu'elle tente plus sur Sweet Hereafters, la maîtrise de la voix est de rigueur dans un jazzy folk lancé par la seconde guitare évoquant un Nick Drake sur Place To Be.
C'est sans doute une douceur extrême, un plaisir en boucle. Entendre ces mots marmonnés d'une voix qu'on aime déjà, ça fait couler lentement du miel tiède sur nos sens d'une suavité qu'on ne goûtera jamais, laissant nous chavirer, doucement…

Pilarsky - Le Sang Des Peuples (mp3)
Pilarsky - Un Paradis (mp3)
Pilarsky - Ma Force (mp3)
Du côté de la musique française, j'ai toujours privilégié la musique électronique au pop/rock, mais de temps à autre j'entends parler de bandes qui tout d'un coup arrêtent de manger du fromage pour monter un groupe. Une guitare, une batterie et des paroles socio-lennonienne qui te donnent envie de demander à John Lennon : est-ce ta progéniture, vieux ? qui aurait estimé un monde sans nations ?
J'aurais dit que cette bande de bordelais fait mieux de chanter que de branler dans les couloirs de NRJ, mais quoi ? c'est bon, c'est beau du moment qu'ils ne font qu'à leurs têtes, ça ne ressemble à aucun son vicieux que j'ai déjà écouté du côté de l'hexagone mais je patienterais comme vous d'ailleurs la sortie de leur album aura lieu au mois de septembre ou octobre ou quelque mois plus tard, on s’en fout.. On verra.. Après tout, même en produisant quelques décibels de plus, faudrait un substitue à mère Térésa puis.. Crier à l'injustice.. Ça fait chanter en pleurant ! et l’effet s’appelle Pilarsky. Ils vous veulent régaler, entendez-vous cette chanson ? c'est un fromage fermenté, exquis.. et c’est bordelais.
Future Sound Of London - Papua New Guinea (.flac) (23,67MB)
Back to the UK, mais cette fois-ci c’est au duo anglais composé de Garry Cobain et de Bryan Dougans que l'on s'attaque. Papua New Guinea sorti en 1992 est à l’instar du fameux Belfast d’Orbital l’un des plus beaux morceaux Electro des 90’s. Utilisant de géniaux breakbeats, des samples ethniques extatiques, une percussion Offbeat et des violons beaux à pleurer. FSOL ont dégagé un certain charme de par ce morceau que tous les dancefloor de la planète se sont emparés. Cet ovni venu d’une autre galaxie, et l’odyssée des mix et remix commença, perso je possède une bonne douzaine dont quelques-uns sont illicites enregistré dans des boites à london. Après ce grand succès, ils refusèrent de faire dans le commercial et ils accentuèrent leurs travaux dans l’expérimental (la musique que j’adore par-dessus tout sur cette planète) et ont forcé les critiques à les rapprocher du grand Aphex Twin.
Désignés de drogués et de fous, ils continuèrent de développer des nouveaux projets ultra modernes avec un matériel ultra sophistiqué avec une très haute technologie, du visuel et vidéo, ils passèrent par l’émission en radio depuis leur studio. Ce qui fait qu’ils sont impossible d’écouter en public ou en Dj’s, néanmoins je pense qu’ils se cachent pour laisser parler leur musique. Pourtant, la musique des FSOL ne se laisse pourtant pas approcher facilement seuls les plus persévérants arriveront, avec des heures d'écoutes, à comprendre cette musique, s'extasier devant leur profondeur et laisser partir leur esprit dans ce monde urbain, désastre et totalement inconnu.

Musique extra-terrestre pour proto-terrestres extra-mélomaniaques : Future Sound Of London – Papua New Guinea







