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Dimanche 20 Janvier 2008

Blue Six – Half Light (MP3)

 

Clouds carry the rain; they hide the sun and change in brown and red. Nights are longer than days, as all the times I wait for fall to end.

 

Des nuages flottants sont venus dans ta vie, pas pour procéder à la pluie ou à l'avènement de tempête, mais pour ajouter de la couleur au coucher de soleil de ton ciel. D'un roux marron, noir et une variété de rouge titillant. Ici, ta vie s'y morcelle naturellement en quatre périodes : En hiver, ma saison mentale ou ce groupe de mois défeuillés, gris, humides, çà et là. Des frissons que l'air frais et la pluie te transmettent me donnent des idées, je peux vaguement imaginer le bruit que tu fais sous ta couverture quand tu dors. Puis quand le printemps fait son chemin a ta fenêtre trop étroite pour laisser passer mes regards fureteurs, les lilas arborescents fleurissent avec une animation joyeuse, viennent chercher avec leur bonne odeur ta peau pour s'y mêler et donner le parfum de ton parfum.

 

Mais quand l'été est là, il s'impose et te contraint au bonheur quand t'iras orner ton peeling de charmants petits points marron qui restent suspendus sur tes épaules comme des grumeaux qui restent dans la pâte de farine mal pétrie. Tu iras chercher la chaleur quand je ne m'embrase que pour tes grains. À défaut, j'irai me baigner dans la méditerranée où j'ai l'habitude de noyer mes attritions et me dévêtir de ces pensées incandescentes comme l'automne dénude les arbres, les dépouilles de leurs feuilles, comme si que tu n'étais pas là, comme si que j’étais toujours le même.

Samedi 19 Janvier 2008

Frank Sinatra – Drinking Water (MP3)

 

Will I wither and fade or bloom to the sky?

 

 

I know, you'll be keen on to see me suffering, but now I can’t resist anymore, my thirst don’t act like anything you know, it’s relentless, always alike, anything I drunk intensify it rather than soothe it, and the idea of a clean and cold glass of water becomes a excitement which would be a dreadful nightmare. My thirst makes my lips bleed of a red tide that leached my chest, drop on my belly until my thigh, from where it fell in large drops on the stalls.

As I said before, what is the most unfortunate risk? Pretend to be greedy thirst, or appear to don’t find its excellent taste of wine?

 

Don’t want to die of thirst, alone. I prefer to drown in the ocean that you fill in with droplets of your desire, droplets of your love, droplets of your affection and droplets of your tenderness.

Samedi 12 Janvier 2008

George Michael - Kissing a Fool (MP3)

 

People will always make a lover feel a fool

 

Ce soir je m’aventure en lâchant cette lettre, comme un oiseau qui plonge ses ailes dans le turquoise du ciel pour la première fois. Si seulement je pouvais savoir si ce petit oiseau migrateur de ma poitrine arrivera vers les rideaux de ta fenêtre, est-ce que cette lettre échappera des ciseaux de mes regrets, du souci de ta mère, du courroux de ton frère. Je ne sais pas, je ne sais rien, notre cité assassine les missives d’amour comme elle assassine les roses avant l’éclosion, notre cité refuse l’amour.  

 L’autre jour, je t’ai écrit un mot malgré l’effroi de la cité, je t’ai écrit parce que … et parce que je ne pouvais plus avaler mes chagrins, parce que je suis cet homme que son destin est de t’aimer mademoiselle, de tenir entre mes mains des mots plus chauds que des laves, de pêcher mille étoiles en un laps et les relâcher en un moins, de façonner avec les pétales de lilas sauvages des babouches pour tes petits pieds.

Parce que j’écris dans la raison de l’amour, les gens m’ont poursuivi et m’ont considéré schizophrène. Fou parce que j’ai ôté le litsam sur tes yeux noirâtres, parce que j’ai mis entre tes mains un soleil froid. Les gens de la cité n’aiment pas les grands feux.. Dans les grands yeux, ils ne comprennent pas mon mobile, la cause des oiseaux, que j’ai dessiné, migrants vers tes yeux... je suis fou parce que j’ai écrit ton prénom sur les murs noirs de cette cité que la lumière ne visite plus, que les oiseaux ne nichent plus sur ses toits.

Si seulement je pouvais ne pas t’écrire, si je pouvais... Je crois que je n’ai point le choix, c’est ma raison que je ne peux fuir, elle est devant moi, derrière et partout, elle est comme la couleur de mes yeux que je ne peux fuir.. C’est mon destin. Ton destin a toi c’est d’être ma dulcinée.

Ce soir je me crois entrain d’étudier mes nostalgies de nouveau, d’essayer de trouver à l’amour sa cause. Peut-être que tu me diras : à quoi sert-il du moment qu’on n'a pas changé ? C’est faux, je ressens un changement radical dans la couleur de mon amour À son goût.. son énergie.. son sens...

Dit moi, à ton avis, la cause de l'amour change entre l'état de présence et celle d'absence ? C’est une question qui a fait bouger mes yeux dans toutes les directions. J'ai décidé que quelque chose est arrivée et à donner a ta beauté une nouvelle signification et une autre couleur a mon amour. Là, je suis fasciné par les taches noires que le soleil a laissées sur tes épaules glorieuses, fasciné par l'odeur du néant qui provient de l'ouverture de ta chemise, fasciné par tes angles qui me changent en un homme qui cherche la signification des doigts avant les doigts, qui cherche la signification des mains avant les mains.

Comme ça, la distance a effondrée toutes mes théories de beauté, ne sois pas surprise par mon ascétisme avec le contenu de ton armoire empli... de blanc... de noir... de rouge...

Et puis quoi ? La distance à changer mes sens aussi ? Le parfum qui déracinait, en implosion, mes nerfs, l'année passée n'a plus même effet... Maintenant. Comme ta beauté, mon amour à changer d'un mouvement intérieur spontané, a sorti ses griffes et développer son plumage comme fait l'oiseau devant le danger... instinctivement.

Lundi 07 Janvier 2008

Arcade Fire – My Body is a Cage (MP3)

 

That keeps me from dancing with the one I love but my mind holds the key

 

Donc, je devais être utile. Je devais porter au lecteur sur mon épaule du pain et du lait. Je devais charger chaque point et virgule de mon texte d'une pesée de calories pour allonger son poids. Je devais faire en sorte que mes écrits soient semblables à des services de mutualités qui fournissent aux gens des ratios alimentaires, du carburant, médicaments et couvertures, ne s'occuper que de son estomac, de son système digestif.

Je devais donc m'accoutrer, en ornant mon corps avec une robe de religieux et prédicateurs, que je prétends un prêche sous lequel la tribune se reconnaîtra, un prêche que je débuterais d'une bonne demi-douzaine de proverbes connus et moins connus qui portent au lecteur l'humidité des tombes, que je clôturerais avec des slogans et enseignes qui m'ont tué chaque matin. Des slogans imposés à nos petits bulbes comme en impose un couvre-feu… comme les lois monarchiques ne prévoient jamais d'objection ni réserves. Qui ne se souvient pas de cette baliverne repue de lâcheté : Tandis que l'état existe, pas de liberté ; quand régnera la liberté, il n'y aura plus d'Etat.

Si c'est l'utilité qu'on attend de moi, je serais vraiment navré de ne pas pouvoir être utile. Tout ce que je peux vous apporter est un flacon de parfum, des rendez-vous de beauté… une petite volée d'étoiles que j'ai amassés pour vous du bas-fond creux de ma dulcinée,. Je ne suis que ce garçon porteur de parfum, jus de sa sueur fine rose en un jour d'été quand son col lactescent frictionne la face du soleil qui ne tarde à s'incliner comme un astre mort quand elle sourie avec fatuité, de mille baisers langoureux, les yeux mi-clos et bouche entr'ouverte : Cet orifice dormant comme une guigne rouge  et blette  ne se nourrissant que d'air libre et du chant des oiseaux du voisinage.

Sur mes deux mains, je vous amènerais l'élixir de sa bouche en cerise que j'ai distillé le jour où sa commissure de la pureté et de la bonté s'est timbrée subtilement sur ma joue pendante. Au reflet de mes yeux, je vous dessinerais l'arc-en-ciel que forment des gouttes de pluie en une nuit africaine qui s'épanouissent au pourtour de son iris fuligineux.


 


 

Ma langue est morte, mais toujours des formes qui remplissent ma tête : Arcade Fire – My Body is a Cage

Vendredi 04 Janvier 2008

Jeff Buckley  - New Year’s Prayer (MP3)

You and the stars throwing light

Asgwas Amegas. Voilà que je le dis avec le lexique de ceux que j’aime, à eux, aux autres, puis à toutes les créatures passagères et au reste des choses qui me font admirer en elles le créateur de la nature.. Je pense à tous ceux qui ne sont plus là, qui ont laissé de forte empreintes en moi, qui restent très actif dans mes pensées, qui ne cessent de me dire, de nous dire : supportez-vous mutuellement encore quelque temps, encore les douze prochains mois, si vous n’êtes pas proches, vous avez toute l’année devant vous pour être plus, pour accepter ce que vous êtes, pour les acceptés tel qu’ils sont. Sortez de votre conque nacrée et inconnue, sortez de votre bureau antre et obscur qui vous écroue entre tous ces soutènements et registres, fuyez les dépendances de votre cuisine peinturlurée, avec ses murs vêtus de faïences blanches et ses placards rangés. Sortez de votre robe de prédicateur à la parole tonnante et l’éloquence rebutante, descendez de votre tribune de prêcheur. Car la seule exhortation et la seule morale maintenant sont de sortir.. c’est dehors que vous verrez….dehors.. y a de la lumière sur de très longues ondes, aveugles que nous somme.. dehors sous les étoiles avec leurs petits flux de clarté obscure, qui nous font submerger de rêverie resplendissantes.. dehors vous serez libre, comme un esprit qui achève une missive d’amour, comme une pensée lorsqu’on se débarrassent des dogmes de la vie et on se jettent a l’abandon.. sortez.. dehors y a le son de la vie.. dehors y a les voix qui vibrent comme des cordes d’un violon, des voix gracieuses, pleines de vie, sensuelles et irrésistibles portant en elles les goûts des choses exquises a manger, qu’on a infiniment besoin d’entendre, qui nous pénètre comme un sentiment, comme une conviction.. délicieusement.. dehors y a les autres.. qui vivent dans la lumière..


 

Jeff Buckley


Voix, sons et lumières pour oublier tes funérailles: Jeff Buckley – New Year’s Prayer

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    Diamonds from the pavement, where a broken glass had been, Just like these troubles that, I'm leaving to the wind, like sapphires in boxcars speeding towards the end, like thieves, my bad luck grows. Jewel box of sadness, Bring to catch your tear, Crystallize illusion shine, forgot I'm here, Jewel box of sadness, Bring to catch your tear, Oh, you left some stars in my belly.
( Jeff Buckley - "Jewel Box" )

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