Dimanche 15 juillet 2007
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Embrace – Gravity (mp3)
Embrace – Wish ‘Em All Away (mp3)
Embrace – Glorious Day (mp3)
Embrace – Out Of Nothing (mp3)
Juin 2006, je reprends Out of Nothing, un disque que j’avais mis à l’ écart deux ans auparavant après quelques écoutes négligentes. Sous un certain état d’âme, l’écoute sur l’iPod était beaucoup plus agréable, cet album est celui de la révélation d’un groupe qui revenait de nulle part après trois essais tournés en échecs, commercialement parlant, sur une scène brit-pop rivalisées par de gros monstres, je nommerais : The Stone Roses, Blur, The Verve, Oasis, Doves puis Coldplay, le leader de ce dernier, Chris Martin, ami de longue date des frères McNamara, avait participé à l’écriture et la composition de "Gravity", premier extrait de cet album sorti en Single quelque temps auparavant. Je dirais un Marketing Trojan ou un acte purement commercial mais nécessaire du moment qu’il avait permis à l’album de draguer les Fans de Coldplay qui restent sensiblement nombreux quand même. Sonnant comme un air Coldplay repris par Embrace rappelant l’ère post-"Rush of The Blood To The Head" mais avec une luxure qui donne la pâmoison, néanmoins il reste loin du monumentalisme du reste des titres de l’opus intelligemment entamé avec "Ashes", un air ascendant mais qui fait sourire quoique légèrement trompeur pour un début d’album qui sonne complètement différent. Sur "Someday", le groupe traverse une petite barrière sonore semblablement à des petits spirituels de la pop britannique, conclu avec une chorale digne d’une petite ligue de petits frères évangélistes avant de reprendre le chant en cœur dans l’un des les plus forts titres de l’album, un air ruisselant d’un harmonica qui rêve des cieux sur "Wish ‘
Em All Away ". "Spell it Out" est un monstre à ficelle chargée d’une gratte qui donne la réplique à une batterie volontaire à un rythme modéré, le résultat est un ton différent sans pour autant annoncer la fin, la splendeur qui ne fait que commencer avec les trois derniers titres, ce groupe semble laisser le meilleur pour la fin : "Glorious Day", "Near Life", et la perle de l’album "Out of Nothing".
Très affriolant, Cet album même s’il nous plonge dans une atmosphère bizarrement mélancolique, nous mènera après quelques écoutes au bout du désespoir, certainement là, l’un des plus grand pécher de la musique. Reste que autobiographiquement, ce bel album est bien marqué, donc si je l’écouterais dans 10 ans, je me rappellerais qu’un soir de juin 2006 j’ai reçu une correspondance qui m’a fait plongé dans un état de trauma profond.
Par Dead Skin
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Publié dans : MBE Essential Discs
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Vendredi 6 juillet 2007
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The Decemberists – The Crane Wife 3 (mp3)
The Decemberists – Yankee Bayonet (I Will Be Home Then) (mp3)
The Decemberists – Summersong (mp3)
Si dans mon enfance Sadek Lekbir à briller avec ses histoires réelles ou imaginaires, là, je crois que je dois me méfier de ceux qui me font bercer mélodieusement entre l’art de mentir et le mensonge artistique.
The Decemberists veulent révolutionner le concept de Group Pop, qui a toujours été enporté par le rythme, en embrassant l’esprit d’orchestre laissant passer une ambiance de théâtre ou d’opéra on narrant leurs histoires d'amours embarrassées et de morts inévitables, de marins, de guerres et de magie. Leur musique ne se contente pas de l’aspect d’accompagnement mais va a participer pleinement a la narration là ou les mots apportent peu. Le secret des Decemberists réside dans l'implication de chaque membre dans l'avidité littéraire, trop souvent réduite au seul parolier dans l'histoire de la musique Pop sans jamais nuire a l’aspect du songwriting auquel tous les membres participent, ce qui fait le secret des Decemberists si en ajoute l’alchimie et l’homogénéité avec lesquelles joue ce groupe qu’est est a son quatrième album, The Crane Wife. Ce titre est inspiré du vieux comte japonais qu’on connaît dans notre enfance. La grue étant un oiseau homonyme qui s’est transformer en femme.. La chanson est autant belle que l’histoire est triste.
We were poorly, our fortunes fading hourly
And how she loved me, she could bring it back
But I was greedy, I was vain and I forced her to weaving
On a cold loom in a closed room, down the hall
Par Dead Skin
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Publié dans : MBE Essential Discs
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Jeudi 28 juin 2007
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Elbow - Ribcage (MP3)
Elbow - Snooks (MP3)
Elbow - Fugitive Motel (MP3)
Cast of Thousand est un album intense et ambitieux, implacablement expérimental. Après avoir travaillé fort pendant 10 années sur Asleep In The Back, Elbow revient avec une digne suite en deux années comparativement courtes. Tout en reflétant la tonalité mélancolique de leur début, le lyrisme romantique de cet album élevant des bonnes harmonies injecte une dynamique fraîche. De la première barre, Cast of Thounsand est fascinant Ribcage , perle de l'album qui, après une douce introduction atmosphérique, se fondent, autour de la voix charnelle de Guy Garvey qui évoque immanquablement celle de Chris Martin, les vibrations électriques de la guitare de Mark Potter, une electro discrète, les notes infimes d'un piano fragile, la basse ronronnante de Pete Turner, c'est un trésor encourageant et exquis, construits sur une mélodie langoureuse et réduite en fragments dans une sommet totalisatrice tandis que Garvey entonne indifféremment avec la fantasmagorie charmante When the sunshine/ throwing me a lifeline/ finds its way in to my room/ all I need is you. En attendant, les harmonies se développent en spirales sur le chant en chœur évangéliste de la communauté londonienne et font écho sur Tender majesté mélodieuse de Blur,. Mais la majorité de l'album est grandiose avec Snooks et I've Got Your Number qui se raidissant avec un dialogue affaiblissant d'intimité. C'est un retour enchanteur qui laisse Elbow se prolonger du désespoir à la tendresse délaissée.
I wanted to explode to pull my ribs apart and let the sun inside.
Par Dead Skin
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Publié dans : MBE Essential Discs
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