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Mercredi 29 Octobre 2008

Wilco – Sunken Treasure (MP3)


If I had a boat, you know I'd probably roll over


Ça fait longtemps que je devais tuer ce monstre furieux et indomptable qui, au coin de la chambre se tient toujours debout comme un colosse et protège ma déréliction, il tue en moi toutes rivalités sournoises et raffinées de posséder ce que je désire. Il est toujours là, et c’est sur lui et ma dignité que tout s’écrase et s’échoue, comme un navire corsaire, qui, après une bataille, chavire entre mes côtes vides et un océan d’encre noir, entre mes yeux malicieux froids et le vide blanc et avide, puis soudainement se noie pour laisser supposer un mythe : le trésor englouti.

Et c’est parce que tu es devant le sentiment que les choses vont probablement mal qui te conduit toujours à renoncer. Il n'y a rien que tu veux vraiment faire à ce sujet, de cette cause. Et tu renonces à tous ce que tu as obtenu on gardant les petites choses pour te réconforter avec, mais tu vas à l'encontre de tout. Puis il y a cette lumière qui se répand des fenêtres closes quand tu traverses la rue au milieu de la nuit, lumière épileptique avec laquelle tu as toujours été en harmonie et ses vibrations, tu flotteras encore quelque temps en écumant de tes naseaux, en attendant que le soleil réinvente la cité.


And I leave it on the shore; I'd leave it for somebody.
Surely there's somebody who needs it more than me.


J'ai été apprivoisé par le rock and roll :  Wilco – Sunken Treasure

publié par Dead Skin dans: New & Future Releases
Vendredi 20 Juin 2008
Elbow

Elbow - The Bones Of You (MP3)
Elbow - Grounds For Divorce (MP3)
Elbow - An Audience With The Pope (MP3)


On dit que le mot Elbow ( coude ) est le plus sensuel dans la langue de Shakespeare pas pour sa signification mais pour la façon dont il est prononcé. N’hésitant pas ? coude à coude on dira en garçons de chœur : ELBOW, Puis sûrement après, on déclamera beaucoup de Woww ! à nos week-ends quand en aura mieux à dire aux filles de cœur, peut-être ?

Somme-nous pour quelque chose quant a la popularisation de la musique de Jeff Buckley ? du moins sur la blogosphère ? ce serait vraiment dommage de penser qu’on ne gardera aucune trace de tout ce qui a été fait et jusque-là dans ce sens. On aurait dû appuyer plus fort sur nos tentatives d’influencer plus de lecteurs, à se faire davantage de groupies prêtes à libérer leurs oreilles en attendant que leurs pieds suivent, en a besoin de susciter plus de hochements que de déhanchements, plus d’images mentales que numériques, plus de danses cérébrales, plus de tragédies cadencées aux pas des confidences. Et si c’été à refaire on le refera sûrement avec plus de maîtrise et de ferveur, avec plus de précision dans nos chirurgies Bloggales, mais c’est surtout avec un grand plaisir qu’on se perfectionnera en apprenant le point chausson et le point d’épine, les ourlets et autres drapés et nids d’abeille pour réussir nos broderies en fil doré sur velours noir, et nos coquetteries ?
Ce soir on tente d’écrire, et ce n’est pas pour participer au réchauffement de notre planète, mais plutôt parce qu’on souffre, on a mal, très mal quand on ne peut faire grand-chose devant cette situation embarrassante : On est indubitablement coincés entre les différentes plages de ce disque et l’envie, ridiculisée par des séances d’écoutes indéfiniment reprises, d’écrire ne serait-ce qu’un simple petit commentaire public sur cette musique qui nous réduit à de simples corps assiégés, hypnotisés par cette richesse mélodique qui nous rappelle nos inepties linguistiques. Ce soir on a tellement besoin d’affranchir la pauvreté de notre langue vannée depuis temps, de surpasser ces mots bigleux et synonymiques, ces constructions timides et ces syntagmes superfétatoires.
Contrairement aux trois dernières années, 2008 est l’année musicale par excellence, les sorties successives d’albums de nos artistes préférés nous ont contraints à rester loin de ce parloir, on aurait mieux fait qu’à rester accouder à notre lecteur, pas vraiment le choix quand on est un amateur de groupes comme Elbow, la coqueluche de notre bibliothèque musicale, notre caillou porte bonheur, notre talisman auditif.
Elbow ne fait pas de rock basé sur les riffs de guitares folles destiné aux jeunes qui en font, toujours, un très mauvais usage. Guy Garvey ne promène pas ses chiens dans une Limousine parce que Elbow fait une musique qui se vend dans le supermarché du cartier comme fait si bien Coldplay (Grrrrr !). Elbow ne fait pas de musique hermétique pour faire et défaire la mode comme Radiohead l’a faite avec un In Rainbows vendu au prix de paye_comme_tu_veux et toute la controverse qu’il a suscité a autour du devenir du support musical. Elbow est beaucoup plus intelligent et à beaucoup de choses à dire et des hymnes à laisser dans l’histoire de la musique pop pour produire un rock cockney, terrain de jeu des Arctic Monkeys.
Elbow à gagner notre respect depuis son premier album ( Asleep In The Back, 2001 ), avec ses chansons bien réfléchies, complètement névrosées et bien étudiées, très mélodieuses et inspirées, extrêmement profondes et osées, expansives et intimes : Aspects essentiels que le groupe a reconduit sur ses albums suivants : le fulgurant ( Cast Of Thousounds, 2003 ), le très engagé ( Leaders of The Free World, 2005 ) l’album après lequel la vision musicale des cinq Mancuniens a gagner des cases sur l’échiquier du rock britannique, il ne leur reste que damer le pion a Radiohead (qui est a son septième coup ) pour devenir la nouvelle tendance du rock anglais et ce avec le minimum de controverse et ( presque )sans aucune  retombée commerciale, chose qu’il est entrain de faire avec son dernier cri ( The Seldom Seen Kid ). Ce dernier a coûté au quintette une nouvelle maison de disque et trois ans et demi de travail sérieux qui avait pour résultat de nous séduire et susciter en nous autant d’admiration pour la musique que pour le disque élégant qui s’annonce prometteur dès son prélude ( Starlings ) cuivrées et nerveuse a son début pour se calmer et nous laissés bercer par la voix magnifique de Guy Garvey le leader charismatique qui transmet par sa façon de chanter la tendance du groupe qui fait une musique sincère et honnête, qui confectionne des accords avec prestesse tels des euphémismes jamais relâchées et qui pouvaient resurgir a n’importe quel moment du fond de nos poitrines emplies de surcharges émotionnelles implosives, l’affinité du lyrisme se continue sur la voix du chanteur toujours le microphone carré collé au larynx sur ( The Bones of You ), très envolée et intime avec sa fin instrumentale, avant que la touche rock ne nous survient sur ( Grounds For Divorce ) premier single de l’album qui relate d’une façon parnassienne la vie d’un alcoolique, vous savez.. l’anisé, les paris, le billard, karaoké pendant que sa femme et son enfant sont oubliés at home et j’en passe et des meilleures. Mais alors, sur ( An Audience With The Pop ) Garvey sauve le monde a vingt heures pile, un certain monde qu’on a aucun mal a imaginer après qu’il dit : She has the sweetest, darkest eyes and when it comes into her eyes i know iron and steel couldn't hold me, après quoi on sera amené à revoir la définition du goût divin, très sombre est-il ? Oui, autant que la mélancolie qui nous prennent soudainement à l’écoute de (The Loneliness Of A Tower Crane Driver ) cette chute libre, cette descente aux enfers nous donne l’impression, pour un moment, qu’on est seul au monde, mais c’est heureusement qu’on est repêchés puis abandonnés au milieu d’un décor sonore moyenâgeux rien que pour assistés au duo le plus réussi de l’année, deux voix qui se maries avec parfaite homogénéité et cohérence, Garvey a toujours été fan de ( Richard Hawley ) mais sur le presque médiéval (The Fix ) il chante avec lui, et on est toujours pas ennuyés mais c’est au contraire qu’on est servi d’un chef-d'œuvre de la Britpop, ce ( On A Day Like This ) un refrain qui raisonnera pour encore très longtemps dans nos têtes après un autre grand album d’Elbow, très réussi, frénétique ? concentrique ?

publié par Dead Skin dans: New & Future Releases
Samedi 10 Mai 2008
Oasis

Oasis - I Wanna Live A Dream (In My Record Machine) (MP3)

Oasis - Nothin' On Me (MP3)

Oasis - Stop The Clocks (MP3)

Oasis - Lord Don't Slow Me Down (Liam Voice) (MP3)

 

Avant d’écrire ce post je me suis demandé si le peu de lecteurs qui restent à ce future-ex- audioblog auront la volonté d’écouter les chansons d’Oasis que je vais mettre, ou non ? doit-je avouer qu’il est toujours difficile de parler de ce groupe ? C’est pour ça que je me suis mis contre le mur pour pouvoir dire, preuve a l’appui, qu’Oasis n’est pas le meilleur groupe de la dernière décade ! Sur ce, je suis sûr que vous allez arriver un jour avec un tout petit peu d’effort rationnel à me croire, pendant ce temps, sur MBE, on survivra à tout ça, on tentera de trouver une autre raison de vivre à part vous mentir tout le temps et à défaut on ira purger nos déceptions sur Definitely Maybe et (What's the Story) Morning Glory? L’album après lequel Oasis ne fait plus d’hymnes rutilants et molletonnés pour remplir les stades, d’ailleurs même le Maine Road n’existe plus et Man City FC, équipe inconditionnelle des Gallagher, est loin de sa meilleure forme ce qui rend les choses assez clair pour vous, je n’avais pas à me poser les deux questions -en haut- et devrais les remplacer par une autre, différemment dit : Est-ce que vous auriez écouté si j’avais mis du Francis Cabrel ou du Sting ? je crois, non plutôt j’en suis persuadé que c’été la question à me poser, ce serait une réflexion nouvelle sur cet audioblog qui ferait un démenti catégorique et formel contre tous mensonges déjà dits et parfois jurés ici même tout à fait comme signifier que les deux premiers albums d’Oasis leur ont permis d’être le plus grand Band au monde et en si peu de temps, un groupe Indie qui était venu de nulle part ( qui n’a pas été préfabriqué par les directeurs artistiques des Majors des Discs) avec une seul idée, dominer le monde tout en restant eux même : un Noel, bon mélodiste, mais excellent guitariste et un Liam et sa voix puissante et son accent prolétaires, ont fait de leur amour a la musique Beatlesienne un héritage et la volonté de réussir une obsession ; Cet amalgame qui à donner un succès appelé Oasismania et mis le groupe définitivement aux côtés du Fab Four.

Mais ce qui m’a amené à parler d’Oasis n’est pas l’envie de faire dans le basique des choses chantées, ce que j’ai toujours évité de faire pour ne pas tomber dans les pièges para-artistiques du showbiz, le hip-hop est la meilleure (é)preuve mais c’est juste pour parler un peu de ce phénomène de demos qui tombent du ciel pour faire un grand buzz autour des artistes. Donc le dernier Leak aurait touché Oasis, où trois demos ont été révélés comme sois disant vont faire partie du prochain album ( le septième ) qui doit voir le jour avant la fin 2008. Ces demos qui apparemment sont issues de la session de travail Death in Vegas qui a précédé la sortie de Don’t Believe The Truth, ne peuvent convaincre mon quidam que le prochain opus sonnerait comme tel, le leak n’a pas du tout inquiéter le groupe, et pour en dire des choses, on ferait mieux de garder les chiens bien attachés et attendre que disque sois là, ce jour là, je crois qu’on aura beaucoup de choses a faire avec avant de penser d’écrire un review sur ce qui peut être l’album le plus attendu de l’année ( pff pour les coldpaly), On ne sera plus là ni ailleurs même, Mais on sera au bon endroit pour accueillir le nouvel album, on l’écoutera en silence, on ne dira onques, on n’écrira rien, on ne fera rien si ce n’est d’en faire de ce disque la B.O des week-ends qui suivent, même si on ne veut plus vous entendre manifester votre opposition contre l'habitude qui s'est interjetée en nous de dire week-end., on fera de ce disque une complète satisfaction intime, d’une expérience mélomane et complémentariste puis à ce moment-là, est-ce que vous comprendrez si je dis ce qu’a dit la Bruyère : Celui qui a eu l'expérience d'un grand amour néglige l'amitié .

publié par Dead Skin dans: New & Future Releases
Samedi 05 Avril 2008
The Federalists

The Federalists - Friendly Fire (MP3)

The Federalists - City Girl (MP3)

The Federalists - Impossible (MP3)

The Federalists - Tree Song (MP3)

 

Bientôt l’on nous traitera de traqueurs de nouveaux talents mais d’ici-là, par passion et parce qu’on aime le café, on aura beaucoup de plaisir à parler de notre café actuel: Noir comme un diable adolescent, chaud comme le giron d’une paysanne, pur comme la peau d’un nourrissant, doux comme l'amour et fort comme la mort. Pour humer sa générosité et son âme raffinée on a dû rajouter un quatrième sucre.

 

Les artistes de classe sont connus pour leur attitude peu commerciale, Underground ou Indie cela relève d’une mentalité artistique qui s’éloigne de l’icône d’un simple vendeur de disques et d’un interprète équilibriste qui chantonne des ballades avec une voix très limitée pour des adolescents de 16 ans et les autres adolescents de 38 ans.

The Federalists, groupe formé il y a trois ans au East Bay, donne un coup de pieds à son défi et enregistre avec ses propres moyens  deux disques éponymes, pour prouver un peu qu’il été une chose réelle au lieu de se cacher derrière des subterfuges des studios. Ils ont joué plusieurs entrées pour plusieurs Indie et Majors de disques. Les majors de disques les trouvant très Indie et les Indie les trouvant très mainstream. Ce qui fait exactement dans leur lignée c'est-à-dire être très accessible tout en préservant l’intégrité artistique, et je trouve qu’il n’ont pas a se remettre en cause ou s’auto évaluer a cause d’une contrainte marketing d’un label ou de ce qu’on fait passé a la radio un samedi soir, ce jeune groupe a pour but de la pérennité et de la grandeur, c'est-à-dire dans un langage ordinaire de la classe.

La pop classique utilisée ça et là sur leurs différentes chansons peut amener beaucoup de gens d’ici et d’ailleurs à apprécier la voix de Luke Franks qui évoque celle d’Elvis Costello, leur guitare country pimentée avec des mélodies et harmonies, avec quelques foudres électroniques et surtout des refrains qu’ils savent si bien faire décoller notamment sur City Girl et Friendly Fire.

Voila un groupe qui est réuni autour d’un talent collectif, qui nous donnera envie de chantonner leurs chansons au travail comme à la cuisine.

publié par Dead Skin dans: New & Future Releases
Vendredi 14 Mars 2008
Fever Marlene - White China

Sur un audioblog, la chose qui pourrait te faire perdre le rythme quand tu tien la foulée, c’est de recevoir un courrier considérable chaque jour. J’essaye d’écouter le max possible, dans la même lignée habituelle, pop, rock, electro, folk mais toujours pas de hip-hop.. Ces délices emphatiques me tiennent loin d’ici, me font distinguer d’une simple caresse d’un pouce tremblotant, le bonheur perceptible a volonté du marchéage sonore des grandes marques de café  a 80 % robusta. Chez Man Behind Electronica on affectionne la bonne cuisine et les hôtels, on aime les gens qui aiment les hôtels mais l’on se méfie de la musique jouée avec un costume devant une femme physiquement parfaite, c’est trop bien, c’est maculé de vice.

 

Fever Marlene - Won’t Let You Down (MP3)

Fever Marlene - Untitled (Chelsea) (MP3)

Fever Marlene - How Do You Love (MP3)

 

Après Violent Femmes c’est le déluge aurait dit Gordon Gano. A Milwaukee, c’est le calme précaire, on ne fait absolument rien a part observer le ciel, on suppose les O.V.N.I comme on vénère Carly Simon, comme on crache sur The Police et leur Sting costard et dégoûtant, on préfère le bleu au  rose et on a dû garder la radio ouverte depuis Il y a  neuf mois, depuis que deux enfants de la ville bourrés de talents ont déclenché la guerre civile qu’on a soutenu par là, puis quelque temps après, leur premier opus est devenu le disque du Milwaukee, chose qui ne leur permet pas encore de décider du départ en retraite de Gano et sa Bande donc ils prirent la route avec dans leur bagage un matériels composé d’un single Universal Audio 610 Mic Pre-amp, un microphone AKG 414, un portable mac sur lequel roule Logic Pro, une guitare basse et une acoustique, un clavier Nord Electro et quelque rafraîchissements. Dans la chambre 219 du légendaire Chelsea Hotel, ils écrivent, composent et enregistrent une trame de chansons très intimes en un séjour de quatre nuits et cinq jours.

Comparé a son grand prédécesseur, White China est très différent, voir complètement antinomique si l’on se souviens bien des plaines couches d’un brit-pop aux goûts nostalgiques, ces morceaux sont des purs lo-fi, pleins de délicatesse et mélodies. L’attitude égratignée donne le caractère général, on peu même entendre le bruit des voitures qui passe a la 23e rue a travers une fenêtre ouverte, et des échos comme s’il y avait quelqu’un qui jouait avec brillance sur un mellotron tout contre une cloison dans une autre pièce. On imagine Les parois tapissées et la salle éclairée par une lueur orange par une seule lampe qui se dresse dans un coin près d’une caisse à jouets. 

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publié par Dead Skin dans: New & Future Releases
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Mello Hippo Blog

    MP3, Cigarettes and Coffee

 

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