Lundi 15 février 2010
1
15
/02
/2010
17:00
Nico – Chelsea Girls ( MP3 )
Pendant un bon bout de temps, une jeune fille coupait les cheveux sur
son front, très lentement. Elle sourit à un enfant, l'étreint, et commence à couper à nouveau. De temps en temps, la caméra quitte son torse pour se promener le long de son pantalon ou sur la
cuisinière. Les ciseaux, ses cheveux, ses seins, son pantalon, le poêle électrique sont tous d’une importance égale.
Une étape importante du cinéma underground américain. En 1966 The
Chelsea Girls marque l'apogée de la carrière cinématographique de l’artiste pop Andy Warhol et de sa percée à l'exposition nationale et internationale. Il comporte toutes les soi-disant
résidentes superstars de la Factory, son espace d'art à Manhattan, New York, tel qu’une "Pop" Ondine.
Composé de douze bobines de 35 minutes, chacune représentant les activités dans une seule pièce de l'Hôtel Chelsea à New York au 222 West 23 rd Street, The Chelsea Girls, est projeter deux
bobines à la fois, côte à côte, ce qui porte ses six heures d'images à une durée du film de trois heures. Chacune des 12 bobines, huit en noir et blanc et quatre en couleur, se compose d'une
prise unique non éditée dans laquelle des personnalités de l'entourage d'Andy Warhol (drogués, homosexuels, travestis et chanteurs rock) agissent par leurs fantasmes, dont certaines concernent
des rapports sexuels et piquouses. The Chelsea Girls est un document toujours fascinant de la contre-culture de l'époque.
Deux ans plus tard, Nico avec sa voix rauque, intense et son chant
articulé qui avait joué " la fille dans la cuisine, " après la participation avec The Velvet Underground sur leur premier album, délivre son premier album solo du même titre que le
film, les chansons sont signées par John Cale et Lou Reed du côté du Velvet et de Bob Dylan.
Étrange,
peut-être très révoltant, magnifique : Nico – Chelsea Girls
Par Dead Skin
-
Publié dans : MBE Retro OST Theatre
-
8
Vendredi 25 décembre 2009
5
25
/12
/2009
19:20
The Smiths – Asleep ( MP3 )
Sing me to sleep and then leave me alone; don't try to wake me in the
morning 'cause I will be gone
La nuit tombe tout à coup, c'est dire que le crépuscule ne dure guère,
juste le temps nécessaire de sentir mes oreilles passer au calme et mes paupières gâter mes yeux. Juste après que le soleil s’est couché, je me suis couché à mon tour à l'enseigne de la lune.
Jamais clair de lune ne m’a aussi attendri dans la nature que dans une des nuits attendant ton glorieux retour. Allongé à même le sol, sous la voûte des cieux, où un essaim de perceptions
nouvelles me donne la sensation que je repose mon corps las sur de grands pétales de jacinthes orientales qui flottent sur l'épaisseur de la nuit, au gré de ce petit vent qui excite tes cheveux
allumés par mes vœux, abandonnant une averse de feux dans mes yeux. Cette impunité spatiale, me rassérène de ce que je fuis ce soir, là je pense à la largeur démesurée de mon lit qui m’égare dans
la continence, longtemps observée avec raison mais, paradoxalement, condamnée par mes sens qui ne lui ont jamais accordé aucune rémission depuis que mon corps à cesser de croître. C’est sur
ce même lit que j’ai coutume nocturne de glisser, m’isoler, m’armer jusqu’au visage avec une couverture de laine, tournant le dos a la porte comme fuyant des ennemis qui ont sévi toute la
journée. Avant de me livrer au fils de la nuit, je délirais foudroyé dans mon chagrin.
Pour me tirer de la contrainte d’un lit d’angoisse, pour tirer mon âme de sa léthargie, j’ai halluciné et vu naître en mon esprit de grandes nuits où s’est dessinée ton image que je veux décrire
sans aucune témérité d’envisager les honneurs. Mais c’est juste là où je pourrais démontrer mon innocence de toutes les accusations, vraies ou fausses, en témoignant que ta beauté est la seule
cause capable de mettre en duel, aux évocations d’un alibi, ici même, ce vocabulaire qui souffre toujours de la poltronnerie des mots et ma diligence précautionneuse de donner à ta mémoire des
particularités immortelles d’une femme délurée. C’est dans cet enchaînement d'idées que le contexte de mon écrit se présentera, je te prie de le recevoir tel un froid d’hiver couché sur mon
oreiller qui ne jure que par une espérée pluie d’été.
Intro / Il y a un autre monde sur mon lit : The Smiths – Asleep
Par Dead Skin
-
Publié dans : Hatful Of Hollow
-
4
Mardi 15 décembre 2009
2
15
/12
/2009
18:17
Death Cab For Cutie – Line Of Best Fit ( MP3 )
Can't escape this line of best fit
I remember being inside something more than you.
O.K. La dévotion seule ne suffirait pas. Elle fascine, et la passion
subjugue. Il faut que mon subconscient ait de bonnes raisons pour me porter à l'extrémité de s'encorder à quelqu'un. Je le croyais insoumis, soufrant joyeusement de cette énergie qui le rendait
coupable, mais enfin il faut venir aux pieds de la nature, et se mettre sous le joug comme les autres.
Quand la pensée est dictée par l’instinct, la conscience ne peut être
que l’ennemie de la raison.
Devant moi il n'y a rien à part un masque déjà froid que le sourire
avait abandonné. Cette forme de vie qui m'été si proche s'est finalement estompée sur une image brûlée par un mal surhumain qui survient encore pour me rappeler que je suis toujours cet homme de
cœur se consumant de cette faculté de l'esprit d'évoquer, sous forme d'images mentales très sensibles et souvent nettes, des choses et surtout des êtres dont mon esprit est habité.
Se berner avec sa propre création ? Qui aurait aimé sombrer en
enfer avec toutes ses douleurs transfixiantes peu après avoir erré le paradis avec ses plaisirs volontiers et sans retenue ? Pour moi c'été inévitable et désiré même si je l'avais su
tardivement : pour un homme de souhaits comme moi : le moment le plus risqué est quand tout va vers mes aspirations.
NOUS. J’y
croyais plus que toi: Death Cab For Cutie – Line Of Best Fit
Par Dead Skin
-
Publié dans : Interprétations Sous Influences
-
3
Mardi 8 décembre 2009
2
08
/12
/2009
22:43
Ride - In a Different Place ( MP3 )
Ride - Dreams Burn Down ( MP3 )
Les nombreux réveils de la nuit étaient ébène, le matin, je n'étais
point avancé d'un pas vers le repos de mon esprit. De tous ces vains plaisirs où mon âme se plongeait, que me restera-t-il ? ce qui reste d'un songe dont je reconnais l'erreur, à mon réveil. Dès
que le moment de ce réveil terrible est venu, dès que j’avais pensé que je ne suis pas fait pour ma bourrelle, mais que ma bourrelle étée faite pour moi, j’ai allumé la première cigarette du jour
et avec des taffes profondes, j’ai laissé monter la conscience de moi –même, ce sentiment constant d’être là.
Que manque-t-il pour bien entamer une journée ?
Je m’en sers : qu'importe…
Un bon noisy-coffee sucré de deux voix douces et éthérées accompagnées
de délicieux riffs de guitares triturées, sales et fracassantes. Un orgue en cascade et des percussions fermes et prééminentes sur tous les registres. Des mélodies enchevêtrées décuplées à
l’indéfini de mélancolies en chute libre, du shoegaze qui flirte avec l’excellence, un noisy-pop a ne jamais s’en passer après quoi l’en peut commencer une bonne longue journée, en attendant ce
soir, de rêver à mon songe du jour, ce rêve séditieux des hommes émancipés.
Un coin peu habitué aux aveux du monde : Ride - In a Different Place
Le rêve du méchant est sa première géhenne du jour : Ride - Dreams Burn Down
Par Dead Skin
-
Publié dans : Interprétations Sous Influences
-
4
Dimanche 6 décembre 2009
7
06
/12
/2009
22:44
Franz Ferdinand - I'm Your Villain
(MP3)
But serious, you're so serious
Que je suis lâche ! voilà des mois durant, depuis que la nouvelle
est tombée que je me suis mis à polluer l’air avec du Franz Ferdinand. Et dire que les Gallagher pensaient que j’été compté parmi leurs fidèles groupies. Et pour dire ? Oasis n’était pas de
rigueur quand il fallait s’exprimer dans les déboires amoureux, ce fumier de Liam se payait les plus belles babes de London pendant que moi je recevais plein les oreilles ses " fouuuuk… oohhhh
fouuuuuuuuuuuk… she was damn goooddd " ( les filles vont certainement me pardonné, l’audioblogging a toujours été un zèle viril ).
Austérité dans l'air, dans les attitudes. Mlle Little Lapino avait un
sérieux qui n'était pas de goût, mais d’asthénie, avec un petit grain de hauteur. Cette sorte de sérieux cache bien des défauts, et pas de vilains, c’est moi le vilain. C’est moi qui aime et
désir car aimer... la délicate, l'heureuse situation ! Je suis tout juste au-dessus de l'ennui et de l'oisiveté, les deux vilenies de la jeunesse..
Ahh les rencontres…
J’EN FAIS PLUS QUE DES POSTS
CECI EST UN AUTRE VILAIN POST (courage coco) :
Franz Ferdinand - I'm Your Villain
Par Dead Skin
-
Publié dans : Interprétations Sous Influences
-
0
Vendredi 30 octobre 2009
5
30
/10
/2009
18:53
Bon Iver – For Emma (MP3)
Him: "For every life..."
Her: "Forgoe the parable. "
Je veux te prendre… pour me donner à toi. Et que tu es abondante en
féminitude ? C’est dans cette toile de fond qu’il m’a fallu des années pour arriver aujourd’hui à ranger tes délicats : NON, SHÉPAS, OUI, et le fameux OUI-NON-OUI. C’est à tes rires
juvéniles et ta voix défendant que je me plais de vivre des instants d’une grande douceur, à m’entretenir avec toi librement en des instants qui passent et fuient, qui ne sont suivis que d’un
grand vide et d’une gorge en miel.
M’as-tu vu venir déplorer sur ta fourrure toutes ces années d’esprits
celés ? Le temps où ma crainte de voir ton naturel fort exquis prendre la fuite devant moi pour rejoindre ta garenne de mutité me retenait loin des langues de révélations.
" Tu risques ? ” Comment je pouvais ne pas répondre à ta question ? veux-tu faire de moi
un homme averti ?
À mes risques et périls, à mes risques et bonheurs, je me mets entre
les mains du hasard de tout ce qui peut m’arriver. Je prends le risque. Lassé d’être l’idiot qui se range le cœur, ébouillanté d’un chagrin ésotérique... Pendant que je veux toujours nourrir
d’huile comburante la flamme qui m’incinère. Je veux prendre le risque d’avoir le cœur pur, de voir ce qu’il en est à part cette douleur qui le pénètre, ce que donnerait la
dévotion.
Je veux prendre le risque de dodeliner mes fausses espérances sur ta
fourrure rose pour y teinter mes pensées avenir.
Prendre le risque de ne plus sentir ses genoux : Bon Iver – For Emma
Par Dead Skin
-
Publié dans : Interprétations Sous Influences
-
7
Vendredi 16 octobre 2009
5
16
/10
/2009
22:32
Oasis – Acquiesce (MP3)
Personnifiant la nostalgie du voyage hédoniste du milieu des années
90, un potentiel illimité dans les possibilités inexploitées de fou car ça ambitionnait, cette chanson capture l'esprit de l'époque à coups assez impressionniste de guitare rythmique, de tonnerre
des tambours et une aura intangible de confiance via des paroles vagues, mais importantes : Comme une seule réponse sensée a un monde de fous, notre amitié doit prospérer comme nous manipulant
les événements en temps réel face aux émotions tortueuses de détenir et de toujours obtenir un récit d'aventures excitantes ou à défaut, un refrain ascendant et empli de crochets afin de changer
le monde qui nous entoure.
Ce fut Oasis. Là il nous reste de vrais boy-scouts à l’image de
Coldplay et Radiohead.. et c’est exactement ce qu’il faut pour faire courir les filles dans les couloirs des lycées.
Étais-je plus oasismaniaque qu’un Japonais en manque de
spiritualité ?
Nous étions connectés via le "we need each
other" : Oasis – Acquiesce
Par Dead Skin
-
Publié dans : Interprétations Sous Influences
-
4
Samedi 10 octobre 2009
6
10
/10
/2009
01:11
Dahmane El Harrachi - Alach
Aqli Met'Houal (MP3)
Reda quittera bientôt Man Behind Electronica, il s’est déjà construit
une nouvelle baraque mais qui a du mal à l’alimentée par la réverbération de ses oreilles sur le papier peint de MS Word. Reda est pensif, il se demande pourquoi son esprit est autant agité ces
derniers temps, veut prendre tout son temps avant de peaufiner le déménagement ( il reste le lit, la plaque a gaz et le grand tapis arabesque ). Reda veut partir sans regrets, ayant déjà juré de
changer de nom après avoir changé d’adresse, il a décidé de ne pas laisser sa nouvelle adresse aux anciens voisins car c’est le seul moyen d’avoir le temps de connaître et d’apprécier les
nouveaux ( une fois qu’il y est ).
REDA RESTE INDECIS...
Peut-être que quelques posts ici suffiront à éclaircir les choses..
Reda se demande qu’est -ce qu’il va vraiment laisser ici ? à part des souvenirs ?
REDA NE VEUT PLUS RESTER UN REDA...
Blog pop, Blog rock, Blog ruine : Dahmane El Harrachi - Alach Aqli Met'Houal
Par Dead Skin
-
Publié dans : Interprétations Sous Influences
-
0
Lundi 5 octobre 2009
1
05
/10
/2009
00:07
Aya - Put Your Faith in Us (MP3)
When two people share themselves they should share everything
Lis bien cette ligne coco, puis regarde bien qui la chante dans un
very very deep soulful-house, regarde moi cette pimbêche, du haut de son divan, annonçant ses prétentions bruitées d’un mid tempo velouté. Sa voix profonde et éthérée, te prendra par le col et
t’emmènera sur un zinc, là où il y a des boissons fraîches sur des tables basses et des femmes légères en toilettes graciles qui bercent légèrement les popotins, mains derrière la
tête.
Quand tu commenceras à suer froid, tu iras t’aérer le zgueug, tu iras
chercher les chemises blanches parfumées de peaux mouvementées, tu t’écraseras le dos contre les parapets humides et tu laisseras tes mains chercher le galbe mal ébauché
de la hie, tu plongeras ta dignité dans la boue tiède.. Et c’est là qu’une voix du haut d’un divan te mâchouillera :
ahhhhhh (won't you let in this side of love?)
JE T’AIME AYA..
JE T’AIME ENCORE AVEC UN VOLUME SUR 18...
Assez d’être dans et hors l'amour ?: Aya - Put Your Faith in Us
Par Dead Skin
-
Publié dans : Interprétations Sous Influences
-
0
Samedi 3 octobre 2009
6
03
/10
/2009
00:47
Identical Homes - Worn (MP3)
Identical Homes - Bones And Marrow (MP3)
Bien, combien de fois même je le dirais ? Quand tu tien un Mp3Blog,
ton email ne te porte pas seulement les mauvaises anecdotes et les corvées professionnelles subsidiaires. C'est justement quand tout semble ondoyer entre les mélasses d'un bureau repu de pacsons
de dossiers. Tu ouvres grand tes bras aux emails classes INDIE BANDS. Tu écouteras en essayant d'excommunier ton regard le plus loin possible, l'espace de deux bureaux, champs de prédilection de
ta collègue qui rapproche, trois fois par jour, ses nichons aux environs de ton pif pour que tu sois contrit de vivre son relent qui ne t'inspire certainement rien de bienséant à part le sexe. Tu
percevras des airs que tes oreilles te conseilleront les yeux clos, le palpitant merveilleusement bé et c'est en prétendant absurdement qu'une chose va t'atteindre pour t'expédier loin d'ici, que
tu laisses les excursions planantes, sous des influences Electro-Rock, de Daniel Mckenzie, te confier des découvertes retentissantes à propos de ton sentiment quand t'aura pêché ton premier
poisson sur une plage perdue. Et quand tu veux rouvrir les yeux, c'est le vide que tu veux voir autour de toi, et c'est l'odeur d'un poisson frais que tu veux renifler jusqu'à ce que tu seras
dans le prochain taxi qui te mènera vers la plage la plus proche, en te disant que c'était une autre journée nerde et éméchée, du coup tu optes pour grimper Machine Made Moods et sinuer sur ses
plages hétérogènes pour le restant de la nuit dans le but de casquer ta journée.
Par Dead Skin
-
Publié dans : eMailbox Behind Electronica
-
0
Derniers Commentaires